jeudi, juin 09, 2005

La Recoleta.

Loin de toute cette agitation, je me suis rendu aujourd’hui dans le cimetière de la Recoleta. Né – si l’on peut dire – en 1822 comme petit cimetière de l’église « del Pilar », ce lieu est devenu un endroit culte ou sont enterrés les nantis et les personnages historiques importants. Composé de tombeaux et de mausolées d’une grande valeur artistique, chaque sépulture ressemble à une petite habitation, avec porte travaillée, perron, cercueils apparents. On aime, ou on n’aime pas…

Parmi les plus médiatisées on y trouve celui de la famille Duarte, ou repose Maria Eva Duarte de Peron, plus connue sous le nom de « Eva Peron », en particulier depuis l’adaptation cinématographique de sa vie au cinéma où elle était interprétée par Madonna. On se souviendra d’ailleurs que ce choix n’avait pas paru judicieux au goût des Argentins qui reprochaient la conduite trop légère de Madonna pour incarner un personnage aussi sobre et emblématique. En ce qui me concerne, je trouve le film très bon et que Madonna s’en est admirablement tirée, tout en gardant son string jusqu’à la fin.


Autour de la Recoleta, on peut apprécier la tranquillité des espaces verts où s’y pratique un métier peu commun : les « dog walkers » payés pour promener les chiens de leur (riche) propriétaire pendant la journée. Expérimenté, il peut s’occuper d’une dizaine de ces pure race en même temps. Spectacle pittoresque, et gare où vous mettez les pieds quand vous suivez le groupe : « ça chie » !


Je pourrais aussi vous parler des nombreux magasins « design », des pubs et des boîtes de nuit qui jonchent les alentours de cet endroit très tendance, mais alors je ne m’arrêterais jamais. Je pars demain, et j’aurais voulu faire tant d’autres choses à Buenos Aires. Visiter tous ces musées et ces sites, faire une petite escale dans les pays voisins que sont l’Uruguay et le Paraguay,… Avec un peu de chance, je serais de retour l’an prochain!


Allez, un dernier paragraphe pour son caractère anecdotique : avant-hier, l’autoroute était bloquée à cause d’une grève des ouvriers de plusieurs constructeurs automobiles. Les revendications, plutôt courantes dans ce pays, n’en n’étaient pas moins identiques à nos braves conducteurs des TEC Liégeois : une augmentation salariale. Ainsi pendant les trois heures de pointes, de sept à dix, l’autoroute fût complètement paralysée. Le plus étonnant, c’est que c’est protestation à lieu pour demander une augmentation de leur salaire mensuel de base à 2000 pesos, soit environ 680 EUR. Mais comme l’Argentine à battu le Brésil 1-3 hier, tout cela est maintenant oublié. Du pain et des jeux…

1 commentaire:

RaNma a dit…

Don't cry for me Argentina...

Bien intéressant ton voyage d'affaires en Amérique du Sud, tu nous a fait un joli reportage là.