mardi, octobre 25, 2005

La petite histoire du gros boudin.

Des histoires, je pourrais en raconter des tas. Je suis de ceux qui ont une imagination débordante, à tel point que parfois, j’en suis moi-même très surpris. Einstein disait que « l’imagination est plus importante que la connaissance », et sur ce point comme sur d’autres, je partage son avis.

C’est ainsi que cette nuit, je me suis surpassé. J’étais à une soirée branchée chez des amis. L’ambiance allait bon train, il y avait des hommes et des femmes, et tout le monde était assez élégant. Une ambiance new yorkaise y régnait : demi pénombre et mobilier design. Quelques lumières multicolores déposaient une pellicule sensuelle sur tout cet enchevêtrement de courbes et de droites. Les boissons diverses coulaient bon train, et j’étais allongé sur une sorte de méridienne. A côté de moi, nombre de cocktails aux noms exotiques n’attendaient que ma soif. J’étais calme et serein, et la dernière des choses dont j’avais besoin, c’est qu’on vienne me casser les couilles.


Allez savoir pourquoi, l’histoire ne le dira pas, mais c’est justement à cet instant qu’une espèce de salope commence à venir se trémousser près de moi. Du genre boudin, elle me rappelait ma belle-sœur dont la seule chose intéressante était son piercing sur la langue. Non pas que cela soit beau, mais il paraît que ça donne aux hommes des sensations « inédites » lors de la fellation. Je n’ai jamais essayé, mais je dois avouer que je suis très curieux. Presque demandeur.


Nous en étions donc à cette brave fille, avec son air un peu gauche et l’œil bovin. C’est sans appel : elle ne transpire pas d’intelligence. Certains auraient pu, j’en suis sûr, lui trouver un air pulpeux. Bien en chair, son cadavre décapité pourrait bien présenter quelque attirance pour un nécrophile aguerri. Nous n’en étions pas encore là. Elle entame à mon grand regret sa « danse de la séduction », si l’on peut parler ainsi, car à mon humble avis nous étions loin de la définition que je connais de « danse » et de « séduction ».


Comme si cet affligeant spectacle n’était pas encore suffisant, voilà qu’elle m’adresse la parole. Probablement voulait-elle lier le contact avec d’autres humains d’apparence normale ? Pour être franc, je ne me suis même pas donné la peine d’écouter, j’ai juste compris qu’elle s’appelait Maria. Ce n’est pas un très joli prénom, me dis-je. Dans ces soirées, la musique hurlante est certes une barrière qui nuit à la bonne communication, mais mon désintérêt pour cette morue l’était encore plus. Je me contente de la regarder sans répondre, un petit sourire narquois sur mes lèvres, et je la laisse me raconter on-ne-sait-trop-quoi.


Et c’est là que la surprise se produisit. Son corps qui s’était lentement approché du mien fit un bond afin de me présenter son intimité. Carrément. Sa petite jupe, en dessous de laquelle elle ne portait rien, m’offrait une vue plutôt inhabituelle – du moins chez une parfaite inconnue.


C’est alors que, continuant son approche en position pliée, j’aperçois comme de petites limaces, ou des petits asticots – on ne voyait pas très bien, tout autour de sa chatte. Ca grouille, il y en a des dizaines, leur petite tête fièrement dressée, ils se dandinent en rythme tandis qu’elle se touche. Je suis pris d’un violent dégoût, et je file en courrant. Mais où suis-je tombé ? Que s’est-il passé ? Je n’avais même pas eu le temps de boire tous mes cocktails. Pur gâchis…


Je saute dans ma voiture, et je m’éloigne de cet endroit à plein pot. Dans l’empressement je n’aurais pas salué mes amis, mais dans fond ce n’est pas trop grave. Arrivé chez moi, je jette tous mes vêtements jusqu’à me retrouver nu, puis m’inspecte. Mon corps est lui aussi recouvert de petits tubes, comme vivants, que je n’ai jamais vu avant. Je n’ai aucune idée de ce que c’est. Ils ressemblent à des petites pennes, mais vivantes et donc nettement moins appétissantes. Elles tombent par terre, bougent, avancent. C’est une vision répugnante et je perds conscience. Mais où suis-je ?

1 commentaire:

RaNma a dit…

Oulàà ton vin devait être bouchonné, ca a fait son petit effet...

T'as jamais pensé à écrire un livre avec tes rèves...???