mardi, mars 20, 2007

J'aime la police.

Un mardi matin, un jeune homme agresse une vieille octogénaire qui se rendait au marché, et lui vole son sac. Elle tombe, se casse un bras, et passe plusieurs semaines à l’hôpital. Jamais elle ne s’en remettra, elle restera toujours farouche, ne voudra plus sortir, et son isolement aura raison d’elle. Elle mourra sans jamais avoir retrouvé une vie normale. Le jeune homme, lui, est brièvement passé au poste de police et s’en est sorti sans rien. Pas d’amende. On ne punit pas les petits délits. Puis de toute façon, il est insolvable.

Dimanche matin, la petite famille et moi nous rendons tous à une marche de bonne heure. La route à deux bandes est parfaitement dégagée. Il était à peine neuf heures, nous sommes seuls, et je roule à 110 Km/h au lieu des 70 Km/h recommandés. Flash.

Qu’est-ce que cela va représenter pour moi ? Une amende, ça c’est sûr. Comme je suis sur la limite des 40 Km/h au-dessus de la vitesse autorisée, c’est soit 250 EUR si je suis juste en dessous, soit un renvoi au tribunal si je suis juste au-dessus. Le procureur du roi devra alors se prononcer.

Et qu’est-ce que cela m’inspire ?

Tu peux agresser quelqu’un, lui niquer sa vie, tu n’as rien à craindre. Si tu es inutile pour la société, que tu n’as pas de travail, que tu voles à tous de bras, continue car l’état te paye et te protège.

Mais si tu travailles, que tu élève tes enfants, que tu payes tes impôts, et alors que personne n’est sur la route, que tu fais un petit excès de vitesse un dimanche matin, gare à toi.

Je suppose que c’est cela la « solidarité » ?

1 commentaire:

Thierry a dit…

fais de la politique et tu pourras rouler plus vite...:)